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AGORA CYBER: CEDRIC PRADEL

10/01/2021

AGORA CYBER: CEDRIC PRADEL

Interview de Monsieur Cédric PRADEL, ancien officier Cyberdéfense des forces sous-marines et des forces spéciales, directeur technique de PIMAN Security, fondateur du cabinet de conseil en Cybersécurité Caribbean Partners et président de l’association CLUSIR Caraïbes (représentant du CLUSIF aux Antilles, Représentant de l'IN.CRT pour les départements Français d'Amérique. 

Monsieur Pradel, ancien officier Cyberdéfense des forces sous-marines et des forces spéciales, directeur technique de PIMAN security, fondateur du cabinet de conseil en Cybersécurité Caribbean Partners et président de l’association CLUSIR Caraïbes (représentant du CLUSIF aux Antilles), vous êtes très actif sur les questions de transformation numérique, des nouvelles technologies de l’information et de la Cybersécurité aussi bien en France hexagonale, que sur les territoires ultra-marins de la Martinique, de la Guadeloupe et de la Réunion aux travers de vos activités professionnelles et associatives, quel regard portez-vous sur la Cyber-résilience des Antilles françaises et des Caraïbes en général ? 


Les départements français d’Amérique ne font pas exception aux autres territoires français et plus généralement de l’union européenne. Ils doivent faire face à une menace diffuse qui nécessite des politiques résolues et opposant des dispositifs de prévention et de protection robustes et adaptés aux réalités de ces territoires.


En situation d’insularité et éloignées de la France hexagonale, ces territoires ultra-marins, ancrés dans le bassin caribéen, doivent se réinventer. Dans des situations socio-économiques difficiles et en décalage par rapport à la France hexagonale, ils doivent impérativement innover pour répondre à ces nouveaux enjeux notamment en matière de pénurie de ressources spécialisées et de mobilisation de la société.


Dans ce contexte, de prime abord défavorable, ces territoires disposent toutefois d’un atout rare avec une société disposant d’une population particulièrement résiliente habituée à faire face à des phénomènes météorologiques dévastateurs. Ils doivent capitaliser sur cette culture du risque et s’appuyer sur les expériences variées de l’ensemble des acteurs du bassin caribéen.

 

Quelles sont les actions que vous mettez en place a l’heure actuelle pour sensibiliser, informer et convaincre les EPCI et acteurs locaux sur la menace Cyber ?

Les actions de sensibilisation prennent différentes formes. Elles visent aussi bien les organismes publics que privés. Pour cela, le CLUSIR Caraïbes établit des partenariats avec plusieurs acteurs de ces territoires notamment avec le MEDEF Guadeloupe et il anime également un cercle d’échange et de partage dédié aux collectivités. Il organise chaque année le congrès caribéen de la cybersécurité en mobilisant les principaux acteurs de ces territoires ainsi que des experts mondiaux reconnus.

 

Selon vous, qu’est ce qui explique le retard pris par les territoires d’outre-mer et leurs composantes dans la prise conscience de la cybercriminalité et la mise en place de mesure et d’outils de Cybersécurité ?
Réponse : 
Les territoires ultra-marins souffrent d’une idée communément répandue que leur situation d’insularité les préserve des cyber menaces contribuant ainsi à la faible mobilisation des décideurs. L’éloignement de la France hexagonale et des actions nationales de sensibilisation, menées par les acteurs instances publics, privées et associatives, ne favorise pas la prise de conscience. Par ailleurs, l’absence de statistique et d’étude portant sur la cybercriminalité dans ces territoires complique la mobilisation d’autant plus que les chiffres nationaux ou mondiaux ne sont pas représentatifs de la réalité de ces territoires.

 

Que doit, selon vous, proposer l’INCRT pour accompagner les territoires ultra-marins dans ce défi, désormais presque quotidien ?

Fort d’un réseau d’experts reconnus et de partenariats stratégiques, l’INCRT peut enrichir les études et les dynamiques de ces territoires visant à sensibiliser l’ensemble des acteurs et de la population ultra-marine. Face aux besoins de se réinventer et d’innover, l’institut peut contribuer à la définition d’une politique de cybersécurité ultra-marine adaptée aux spécificités et contraintes de ces territoires et à leurs contextes internationaux proches.


Enfin l’INCRT peut faciliter et enrichir la collaboration internationale entre les départements français d’Amérique et les autres territoires du bassin caribéen et leurs instances représentatives.

Synthèse – Rapport d’information sur l’ancrage territorial de la sécurité intérieure AGORA CYBER: AYMAR de GERMAY